Une cité médiévale et Renaissance

Le cœur historique de Besse est remarquable par son architecture héritée du Moyen-âge et de la Renaissance. Malgré sa petite taille, le centre-bourg compte 8 bâtiments classés au titre des Monuments Historiques. La conservation et la valorisation de cet héritage étant une des priorités de la Commune, il est aujourd'hui protégé en tant que Site patrimonial remarquable (SPR). Il est régulièrement l’objet de plusieurs animations, visant à souligner son intérêt culturel et scientifique auprès du grand public.
 

Plus d'infos

Bureau de tourisme de Besse
13 rue Notre-Dame, 63610 Besse
04 73 79 52 84 / bt.besse-superbesse@sancy.com

www.sancy.com


Retrouvez ci-dessous un extrait de l'émission "Midi en France" (France 3) présentant le patrimoine de Besse :


À DÉCOUVRIR
VISITES DU CENTRE HISTORIQUE

Pour découvrir le centre historique de Besse, deux moyens existent : un sentier d'interprétation (découverte libre) composé de 14 panneaux présentant les principaux édifices et points d'intérêts du bourg, des visites guidées simples (thématiques ou non) ou théâtralisées.

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L'église Saint-André


Située au cœur de Besse, l'église Saint-André a été édifiée aux XIe-XIIe siècles. Le plan d'origine, d'inspiration romane, a été remanié à plusieurs reprises avec la création d'un chœur gothique au XVIe siècle, la construction d'un porche et de chapelles latérales dans le style ogival aux XVIIe et XVIIIe siècles. D'aspect austère, le bâtiment comporte pourtant des trésors d'architecture, de sculpture, de menuiseries et d'orfèvrerie : des chapiteaux décorés de feuillages ou historiés (Passion de Saint André, Lazare et le Mauvais Riche, Singe cordé, scènes de sacrifice, centaures...), des stalles en bois du XVIe siècle comportant des miséricordes finement sculptées, la Vierge noire de Vassivière...


Le château du Bailli


Le château du Bailli était la résidence du représentant des seigneurs de La Tour-d'Auvergne, chargé de collecter l'impôt, de faire respecter la justice et d'organiser la sécurité de la cité. Intégré aux remparts, l'édifice aurait été construit aux alentours du XVe siècle. Il ne reste du bâtiment d'origine que la façade et la toiture, la tour et d'anciens éléments de défense (corbeaux, mâchicoulis).


La maison des Consuls


Au débouché de la place du Dr. A. Pipet, deux bâtiments - aujourd'hui complètement séparés - formaient jadis la maison des Consuls. L'ensemble était relié par un porche (disparu) qui abritait la salle consulaire, servant de lieu de réunion aux magistrats de la cité. Une porte d'escalier à tympan ogival ornée d'un blason et des corbeaux, sont les seuls témoignages restants de cette fonction. Élus chaque 1er janvier par les habitants, les deux consuls avaient pour mission d'organiser conjointement la vie politique et économique de la cité.


Les remparts


En 1336 et 1449, la Couronne autorise la construction de fortifications autour de la cité bessarde. Hauts de 6 mètres, les remparts étaient flanqués de mâchicoulis et de six grosses tours en saillie. Ils étaient bordés d'un large fossé - encore visible au pied du château du Bailli - venant compléter le dispositif défensif. Trois portes perçaient le mur : la Bessou et l'Admirat pour sortir de Besse, le Beffroi pour y entrer. L'existence même de ces fortifications démontre la richesse de la cité et de ses habitants qui, en plus du coût de construction, devaient financer leur entretien.

A partir du XVIIIe siècle, les remparts deviennent inutiles et font figure de handicap pour le développement de la ville et ses échanges commerciaux. Progressivement, ils sont vendus par portions à des particuliers, qui utilisent les pierres - de bonne qualité - pour construire leurs maisons. De nombreux édifices vont être adossés aux restes du rempart pour économiser un pan de mur. Finalement, des imposantes fortifications d'origine, seuls restent le Beffroi et quelques éléments intégrés aux bâtiments d'habitation.



Le Beffroi


Bel exemple d'architecture militaire et symbole de Besse, le Beffroi permettait de contrôler les entrées d'hommes et de marchandises dans la cité médiévale. Le passage à angle droit, verrouillable par une herse (disparue), est précédé d'une barbacane à chicane qui permettait de protéger la porte et offrait un point saillant à couvert. Il est surmonté d'une tour carrée (inaccessible au public), comprenant un escalier en colimaçon et plusieurs pièces (logis, salle des gardes, etc.). L'édifice est couronné par une horloge et un lanternon à cloche, eux-mêmes surmontés par une girouette à tête de loup.

Cette dernière fait référence à la légende selon laquelle les habitants de la cité, trop occupés à festoyer pour penser à fermer les portes, auraient été avertis in extremis d'une incursion de brigands par des hurlements de loups. Symbole de l'autonomie communale, le Beffroi opposait sa mesure laïque du temps à celle de l'église et son clocher. Peu à peu délaissé, l'édifice tombe en ruine. Il est finalement reconstruit au début du XXe siècle.



Places et fontaines


Cité marchande, Besse a la particularité d’être dotée dès le XVe siècle de plusieurs places. La place centrale (aujourd'hui place du Dr. Alfred Pipet) est dédiée à la vente et à l'achat du blé importé depuis la plaine (Champeix, Issoire…). Elle est voisine de la halle aux grains, actuelle mairie, construite dans les années 1860. La place au blanc (aujourd'hui place de la Gayme) est, quant à elle, réservée au marché du saint-nectaire. Son nom lui vient de la couleur claire du fromage lors de sa première étape de fabrication, avant l'affinage.

D’autres places plus petites avaient également une fonction commerciale, comme la place aux œufs. Certaines avaient un rôle administratif (à l'instar de la place de la Pairie, dont le nom désigne le lieu de paiement des redevances au Moyen-âge) ou pratique (telle la place de la Poterne, terme se référant à une petite porte dissimulée dans les remparts et réservée aux habitants). D'autres espaces d'utilités diverses étaient placés sous le patronage d'un Saint ou d'une Sainte (la place Saint-Jean...).


Un document de Godivel pour Catherine de Médicis - faisant état de ses possessions - signale l'existence dès 1579 de plusieurs fontaines. Y apparaissent notamment les fontaines des actuelles places du Dr. A. Pipet et de la Gayme. Bâties en pierre volcanique suivant les mêmes techniques de construction, elles sont toutes deux décorées des mêmes motifs végétaux, des mêmes formes. Plusieurs autres fontaines (place aux œufs, place du Petit Mèze...) furent installées sous l'influence des théories hygiénistes de la fin du XIXe siècle, qui insistaient sur la nécessité d'offrir à chaque village un accès gratuit à l'eau potable. Parmi ces nouvelles venues, la fontaine de la place de la Poterne (adossée dans un premier temps aux remparts) est remarquable pour ses têtes de lion, symboles de renouvellement, et pour sa corniche. Cet équipement constitua un élément d'embellissement pour cette place très fréquentée, jouxtant l'ancienne route départementale.


Maison de la Reine Margot et des Bouchers


Bâtie au XVe siècle, la maison dite "de la reine Margot" aurait prétendument accueilli Marguerite de Valois - qui trouva refuge sur ses terres d'Auvergne quand elle essaya d'échapper à son frère, le roi Henri III. S'il est fort probable que cette maison a été un temps la plus luxueuse de Besse, elle ne l'était pas suffisamment pour loger - même temporairement - une personnalité royale. Remarquable pour la porte de sa tour d'escalier surmontée d'un tympan en arc ogival, son échauguette et ses baies de boutique, le bâtiment accueille aujourd'hui le Musée du Ski.

La maison des Bouchers est un autre exemple de l'habitat médiéval et Renaissance bessard à vocation commerciale. Dédié à la boucherie jusqu'en 1984, l'édifice est doté de baies en anse de paniers caractéristiques.



L'ancien hôpital De Broglie


Boutique du XVe siècle reconvertie en maison de charité, l'ancien-hôpital De Broglie fut installé à l'initiative de Marie de Broglie, dont l'époux Victor Maurice fut seigneur de Besse dès 1668. Cette création se fit avec l'accord de Louis XIV qui adressa à Marie une Lettre Patente, précieusement conservée dans les archives municipales. Pratique courante parmi la noblesse du XVIIIe siècle, la création d'un hôpital permettait d'assurer son Salut éternel. Pour les De Broglie, il s'agissait également d'asseoir leur légitimité sur leur nouveau fief, acheté aux enchères.


Le manoir Sainte-Marie des remparts


Fortement rénové dès 1935, le manoir Sainte-Marie est un bâtiment particulièrement composite qui intègre différents vestiges issus notamment de l'église Saint-André (ancien jubé transformé en balcon, modillons romans illustrant les sept péchés capitaux) ou des remparts (créneaux et mâchicoulis), laissés à l'abandon après travaux ou simplement donnés au propriétaire, Ernest Barthélémy, ce qui a permis leur sauvegarde.


LABEL
PETITES CITÉS DE CARACTÈRE

La marque "Petites cités de caractère" (ou PCC) a pour objectif de mettre en valeur l’authenticité et la diversité du patrimoine de certaines communes de moins de 6 000 habitants, ayant eu des fonctions historiques de centralité et de cité, et possédant un bâti architectural de qualité et cohérent.

Labellisée en décembre 2014, Besse a été à l'origine de la création de l'association des PCC du Puy-de-Dôme. En liaison avec l'association nationale, cette structure départementale regroupe plusieurs cités homologuées (Besse, Artonne, Châteldon...) ou homologables. En 2015, a été créée une association régionale regroupant les PCC puydômoises et cantaliennes, présidée par Christian Montin, maire de Marcolès.


Plus d'infos
 Association nationale des Petites cités de caractère
www.petitescitesdecaractere.com